Les 20 ans du Médiatone…

au Transbordeur de Lyon

 

Aujourd’hui, le Fan Club donne la parole à Nico !

Jeudi 8 juin, le rendez-vous était pris. Ce qui était sûr c’était que trois shows avaient lieu à Lyon (on apprendra plus tard dans la soirée que Muss y a vécu un petit moment). On avait le choix entre 1/ Coldplay,  2/ Bruno Mars, 3/ une Folie Hystérique… Sans hésiter, on fait le choix numéro 3, et sans joker, c’est mon ultime bafouille.

On plante le décor :

La dernière fois que j’ai pu voir Mass c’était à Riorge, où le show était génial (il y avait une ambiance de concert de copains qu’on va voir), mais ce soir au Transbo, salle mythique de la région, on sent que ça ne va pas être la même histoire…

J’arrive sur les coups de 16h porte de la Doua et, à partir de là, le plaisir prend la place de la tension accumulée avec l’attente. On se retrouve entre furieux, comme si on s’était déjà vus, alors que pour certains c’est la première fois, on passe de vrais bons moments discussions, rigolades, pétages de plombs, moments guitare sous un arbre… l’ambiance est là.

Donc autant le dire tout de suite, j’ai pu voir (désolé si j’en oublie) :  Slay Yo et sa douce , Isa Sarcelle avec sa nièce et sa fille, Olive, Stan et Carole (enfin), Axel gris gris vieux chameau, Laurent Moury, Lolo, Crystal, Catherine, Skaï, Xavier, et Sébastien  (même s’il s’occupe du merch)… Ça en fait du monde au final…  Merci à vous tous pour les échanges, les rires et autres…. BIG UPPPP

Ouverture des portes à 19h, je me fais refouler direct, Slay mort de rire, (on retourne à la voiture, on pose l’appareil photo, donc pas de clichés pour moi ce soir -j’avoue que j’étais quand-même triste-), une fois entrés, on file au merch, histoire de compléter la garde-robe, puis direction la grande salle…

Le festival se déroule sur tous les espaces du transbo : concerts au club, terrasse, et grande salle. On se promène, on regarde, mais c’est la grande salle où l’on veut se rendre, sandwich et boisson à la main.

C’est parti :

Big Junior ouvre les hostilités : groupe de Lyon, qui fait, je-sais-pas-comment-dire, de la housse R&B métissé avec du rock ; ce n’est pas vraiment ma came, mais le son et le set sont énormes ! Respect, les mecs assurent, ils envoient du lourd et n’hésitent pas à jouer avec le public, une chouette découverte.

21h environ, un film est projeté sur la grande scène, retraçant l’histoire de Médiatone (faudrait leur demander de le mettre en ligne, car il est super intéressant) on y découvre les débuts, l’apéro du printemps de Bourges etc…. pour anecdote, on pouvait retrouver dans les couloirs d’accès à la grande salle un historique de toutes les dates, on cherche, on vérifie,  yes, là, octobre 2003 : MH + Tripod+ Stereotypical Working class (date de ouf, mais rien encore avec ce qui arrive)…

S’ensuivent les Babylon Circus, bienvenue sous le chapiteau ! S’il devait y avoir un groupe du coin ce soir, c’était une obligation que ce soit les Babylon Circus… On retrouve le plaisir du ska, de la caravane qui passe. Ils nous offrent un set énergique comme il faut, pour  pouvoir partir en transe la plus totale avec la suite, au passage, un petit tour au club pour voir Pskup qui sont toujours aussi énormes (vraiment, je vous conseille d’aller jeter une oreille, ou les deux).

Babylon termine, Foss joue dans la Fosse, et le plateau s’installe. John, Paul Spade aux manettes, les rideaux s’ouvrent, les pratos avec la batterie arrivent, les amplis se montent, on installe les set-list, bouteilles d’eau et verres de bière, serviettes, on vérifie les light. Perso, à ce moment-là, je n’en peux plus. Les mains poissent, on transpire, il fait chaud, on attend (ça paraît durer des heures, alors que seulement 30 minutes passent), on échange un sourire avec John toujours, à la blague…. ça déconne, mais c’est sérieux : le show arrive, on le sent, entre furieux et furieuses accrochées au crash barrière on se regarde,  la tension est à son apogée… quand tout d’un coup retentit un vieux morceau d’AC/DC….

Mass entre en jeu :

Environ 23h… Mass Hysteria

On se dresse sur le crash barrière, les Mass entrent, c’est la folie, Yann envoie le riff de Chiens de la casse et, là, les slams commencent direct. Ces petites notes ont annoncé directement l’objectif qui a été : le meilleur concert de Mass que j’ai pu voir aux niveaux ambiance, prestation, foule et, bien sûr, Groupe.

Chiens de la casse, premier morceau, les furieux sont au  taquet,  la foule déborde, pousse dans tous les sens. Oui, la définition de « hystérie collective » prend tout son sens ce soir. Suit dans la foulée Vae soli, où Yann commence à avoir de petits problèmes avec sa gratte vers la fin du morceau. « No problem », John réagit, au taquet, sort la flying V durant Une somme détails, ce qui, j’ai l’impression, va donner encore plus de niaque à Yann.

La température monte. Pour la première fois, on se dresse sur le crash barrière, tellement la foule fait masse et bloc. On transpire, on se retourne, les sourires sur les visages de tout le monde, Xavier dans le pogo  (Eh oui) , Slay et sa femme,  Isa et sa smala, Olive face à Fred, Catherine et moi face à Yann.

Notre complot, dantesque : Jamie, plus que présent, possède la scène, tout comme Yann, Fred et Muss. Il a toute sa place, comme s’il avait toujours été là (t’es un mec en or, Jamie).

Un peu de calme, peut être le seul, L’Enfer des dieux, poing gauche levé vers le ciel pour certains, d’autres frappent en rythme, toujours un drôle d’effet.  On pourrait parler d’un moment de communion, Muss en profite à la fin du morceau pour faire un big up aux potes de Rouen qui ont fait la route, glisse sur un retour,  rigole. À partir de ce moment-là, tout part en vrille… en bonne et furieuse vrille hystérique…

Positif a bloc, ça y est, les barrières bougent,  Raphaël jette ses baguettes tout le long du live, les côtes et le ventre ont mal, le groupe est plus qu’au taquet, c’est l’orgie. Failles déboule, c’est intense : on crache tous nos tripes à hurler avec Muss, oui l’émotion est palpable ; enchaînement direct avec Plus qu’aucune mer, riff qui déboîte, morceau qui met tout le monde d’accord.

Médiatone voulait faire de leurs 20 ans un événement, Mass Hysteria  transforme l’essai

et rend le moment unique et inoubliable !

Pulsion nous prend par la nuque, il fait de plus en plus chaud, Contraddiction continue direct et achève tout le monde, groupe et public…. On souffle, on respire, à la fin on a soif. Muss distribue des bières quasiment à tous les morceaux et profit d’un moment de respiration pour lancer :   « Il est où, mon James ? C’est son premier Transbo, donc on va dans le Pit ! »

Quand, à la grande surprise de Muss, le public en masse lui répond  « Ici, dans la fosse », vous auriez dû voir le sourire de Jamie, et la surprise de Muss, énorme…. Donc P4, circle oblige, Yann et Fred occupent tout l’espace sur scène ; ça tourne, ça jump dans tous les sens, Raphaël martèle sa batterie. Vector equilibrium, du grand Slayer sur le solo,  vraiment énorme. Tout est poison : même pendant le break, Muss n’arrive pas à rester en place en revenant sur la scène, plutôt à jouer avec nous….

Plus que du métal, braveheart énorme. Et on se pose : 5 min de « calme », puis rappel.

Les Mass reviennent, se mettant sur leur petit praticable en front de scène, quand 40 personnes (peut être un peu moins, je sais pas, je sais plus) déboulent sur scène, tous déguisés (bah oui c’est un anniversaire, comme dit Muss), mais aussi un bateau gonflable, de gros ballons gonflables rouges (qui vont voler partout dans la salle), et Donnez vous la peine qui commence.

Imaginez la furie dans la salle, Mass au taquet sur DVLP, quasiment tout le staff et bénévoles de Mediatone sur scène en train de danser, pogoter même, plus le bateau avec du monde dedans qui surfe sur la foule en transe, des slams foirés dans le pit qui ne manqueront pas de mettre Jamie en arrêt (l’impression de ne pas croire ce qu’il vient de voir ) ; un bordel joyeux, intense, géant.

Respect et, là, c’est le public qui monte une fois que John a montré la sortie au staff du soir. Une folie énorme sur scène, ça danse de partout, dans la fosse, sur les bords de scène, sur scène et même en topless pour certaines…. des dédicaces de la part de Muss et Furia, déjà, non, on en veut plus, Mass  Hysteria comme ce soir on ne veut pas que ça s’arrête !

Mais Furia est lancé, braveheart, 3 minutes où il faut tout donner jusqu’au dernier souffle… C’est la fin, tout le staff revient pour les trois derniers accords, confettis, pétard à confettis, et je ne sais pas combien de bouteilles de champ’ qui seront moussées sur le public, sur la scène, tels des vainqueurs du Tour de France, tout en chantant « joyeux anniversaire ».

La salle se vide, direction le bol d’air extérieur pour essayer de toucher terre (difficile), puis direction le robinet d’eau pour se tremper d’eau et, enfin, le merch.

Photos, signatures, discussions, tous les furieux sont là, Mass arrive par vague successive. Grande et vraie accolade avec Jamie, remerciements les plus sincères pour Yann (je suis toujours super ému, j’ai envie de lui parler mais j’y arrive jamais), Rapha et Fred, grand sourire aux lèvres, photo de famille des furieux, furieuses et musiciens. Rencontre de Mehdi (manager du groupe), qui nous emmène set-list, carte de membre et gobelets à signer par Muss, qui ne nous rejoindra pas ce soir.

UNE GRANDE GRANDE soirée, vous avez tout donné, Mass Hysteria, vous êtes des furieux, ce live restera pour moi  le concert le plus intense et le plus fou que j’aie vécu.

Nico

Crédit photo Andréa Photography Concert : sa page Facebook est par ici.