LIVE REPORT “LES ARTS S’EN MÊLENT”

 

Comme je le fais habituellement, avant d’entrer dans le vif du sujet, j’adresse un petit clin d’œil aux organisateurs de ce festival. Pour sa 11e édition, l’événement fait le plein avec pas moins de 5 000 fans présents pour cette soirée. Il faut dire que l’affiche est belle avec, notamment Tairo, Matmatah et Mass Hysteria.

Le site est splendide, verdoyant, arboré (non, je ne vous vends pas un appartement témoin…) et l’accueil des fans et des artistes se passe bien. Le festival a mobilisé 300 bénévoles sur tout le site, et l’atmosphère familiale qui se dégage de l’endroit est zen et détendue… Le cadre est planté pour une belle soirée en perspective, d’autant qu’une météo clémente est de la partie !

  

Départ pour le Show

Je pars de la maison vers 12h30, avec des amis fans de Matmatah, mais que mon fils a converti à Mass Hysteria depuis plusieurs mois. Mes amis prennent – très au sérieux -, le road trip comme première étape du festival ! Le pique-nique préparé par leurs soins est un casse-croûte de compétition, on ne mégote pas avec les « petits détails qui remplissent une vie ». Je fais escale à Nantes pour récupérer mon fiston, et nous arrivons sur les lieux autour de 16h20, sous un beau soleil. Les parkings sont dans les bois, le camping du festival est niché au bord d’un plan d’eau… ce qui donne de très bonnes premières impressions en arrivant.

 

C’est Jonathan qui est d’interview !

Avant la montée sur scène des boys, à 23h50, on prend le soleil en loge, on discute avec les gars de leur semaine, leurs attentes pour la soirée, etc… Vers 19h, Jonathan me donne le feu vert pour commencer son interview, avec des questions posées par les furieux de l’Armée des Ombres. Alors, autant vous le dire tout de suite, le bonhomme est passionné par son métier, il est loquace à chaque interrogation, et concentré sur chacune de ses réponses… Entre les questions, c’est le John que l’on connait, blagueur, farceur… il est intenable ! D’une vingtaine de minutes prévues au départ, on dépasse largement l’heure d’échange avec lui, et le tout sous l’objectif aiguisé de mon ami Julien Creeping !

 

L’interview de Jonathan sera publiée pour la prochaine newsletter, au mois de juin.

 

Ouverture reggae

 

L’entretien terminé, chacun vaque un peu à ses occupations, va dîner, ou fait un tour en salle pour voir le reggae pumpy et festif de Tairo, qui investissent la scène à 20h. Franchement, j’ai aimé, pour ouvrir un festival et mettre en bouche les premiers fans arrivés, c’est une très bonne performance. Le chanteur est charismatique, les choristes sont charmantes, et les zikos assurent bien leur partie. Encore une belle découverte pour ma part. Entre chaque concert, une petite scène est montée au fond du site, avec « Les Bidons de l’enfer » qui tabassent leurs bidons et leurs fûts. J’ai adoré ça aussi, et ça maintient une superbe ambiance pendant les changements de plateaux.

 

Matmatah’s show

 

A 21h30, les Bretons de Matmatah arrivent devant une foule dense et prête à faire la fiesta. Tous leurs tubes y passent, ainsi que quelques morceaux peu connus du grand public. Les types sont bons, c’est indéniable ! Le show est puissant, le public répond à toutes les sollicitations du groupe, entonne tous les refrains, les airs. Je passe vraiment un très bon moment. Je retourne tout de même voir les Mass, pour glaner quelques photos pour ce live report. On s’échauffe, on jette un œil sur la prestation des copains, on rentre dans le show. A 23h15, fin du concert des Bretons, les Mass quittent les loges pour rejoindre leur plateau et se consacrer à la demi-heure de linecheck avant le début du concert.

   

Les Mass Positifs à bloc

23h50… le public est là, très nombreux, prêt à en découdre quand la scène est plongée dans le noir, et que les boys entrent sur scène… Depuis la scène, ça fait du bruit, le premier rang est aux couleurs du groupe, le show peut démarrer ! Comme d’habitude, le trio gagnant Chiens de la casse, Vae soli et Une somme de détails donne direct le tempo et le ton de la soirée. Dans la fosse, ça bouge dur dès le début, la sécu ne chôme pas. Le son est vraiment énorme, sur scène comme dans le public. Notre complot déboule ensuite avec toujours son pont et les flèches de Muss dirigées vers la foule, les amis, les roadies…

Puis l’hymne du groupe, Positif à bloc, est joué à son tour dans une ambiance de folie. Il est déjà largement minuit lorsque Muss demande s’« il nous reste du jus », et la réponse du public est sans équivoque. On continue donc avec un old school revenu à la table, Plus qu’aucune mer. Que dire ? L’instru, comme le texte… c’est un kiff total, ce morceau…

Pas de break pour nos musiciens, puisqu’à peine remis des émotions, Pulsion déboule avec la chorégraphie des headbangings parfaitement synchro avec le tempo du métronome Raphaël…

    

Jamie prend goût à la fosse de P4

Bien que la disposition des lieux ne s’y prête guère, Muss et Jamie jouent P4 depuis la fosse, organisant, comme à leur habitude, un circle pit d’électrons libres autour d’eux… Retour à l’album Matière Noire, avec Plus que du métal, devenu incontournable, et le surpuissant Tout est poison… où je vois un Muss venir chercher un peu de calme sous une serviette pendant le break instrumental du morceau… Le timing serré, le groupe ne jouera pas Donnez vous la peine, pourtant prévu sur la set-list de ce soir.

Une vingtaine de furieuses montent sur scène pour le traditionnel Respect to the dance floor avant de conclure le show sur Furia. Soirée magnifique, moments géniaux avec les fans rencontrés, avec le groupe et toute leur équipe, et avec mon ami Julien qui a mitraillé, tel un chinois devant la tour Eiffel, toute la soirée. Les photos de live report sont d’ailleurs de lui ! Les boys sont contents de leur show, on se change vite fait, on file au stand merch voir les fans, signer les dédicaces, etc… pour ma part, je les quitte vers 1h45, mon fiston étant littéralement… séché par la soirée.

 

Merci encore à toutes et tous, et à très vite pour un prochain live report

 

Le bureau du FCO

Photo : Dans l’œil de Creeping

Allez, en Bonus Feat, quelques photos Off toujours signées Monsieur Creeping :